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1225-1902 : Chronologie des propriétaires du château du Rieux à Saint-Bonnet

Le château du Rieu(x) ou la Maison Neuve des Pestels

D 31 mai 2021     H 22:47     A Pierre     C 0 messages


Le Château du Rieux ou "Maison Neuve" des Pestels a traversé 8 siècles de notre histoire, et a encore fière allure.
Il ne se visite pas.

Le château du Rieux à St-Bonnet-les-Tours-de-Merle - Photo : Pierre Collenot

Cette page est consacrée aux hommes et aux femmes qui ont bâti et habité cette vieille demeure
Nous raconterons dans une autre page ce qui a modifié, au fil de ces 8 siècles, son apparence extérieure.

Construit vers 1225 et plusieurs fois remanié, le château du Rieux a été la propriété de plusieurs familles :
- la famille de Pestels, pendant 11 générations, de 1225 à 1678
- la famille de Caissac, pendant 3 générations, de 1678 à
- la famille Meallet de Fargues, pendant 1 génération
- la succession par alliances des familles de Meilhac puis Meilhac-Delvert, puis Laborie, depuis la veille de le Révolution, qui le possédaient encore en 1902, jusqu’en ?.

Rieu ou Rieux, l’un et l’autre s’écrit (ou s’écrivent), selon les documents.

Sources :
- Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. 1912-01. BNF Gallica
- Annuaire des châteaux et des départements - 1899. BNF Gallica

Nota : quelques dates restent encore à préciser dans cette chronologie, en particulier à propos des propriétaires de la fin du 19ème siècle et du 20ème siècle.

Famille de Pestel [1], seigneurs de Merle et du Rieux

L’illustre maison de Pestels, alliée à la maison de France, posséda de grands biens dans la haute Auvergne et dans Je Bas-Limousin. Parmi ces biens qu’elle a eus en tout ou partie sont la ville de Salers, les terres, fiefs ou châteaux de Branzac, de Murat-la-Robe, d’Apcher, de Pestels, de Fontanges, de Saint-Remy, de Teyssières, de Tournemire, de Saint-Martin-Valmeroux, du Calvinet, de Claviers, de Beauclair, de Montamat, situés dans la Haute- Auvergne ; le Rieu, Merle, Saint-Julien-au-Bois et la Chapelle-aux-Plas en Limousin. Les Pestels donnèrent des abbesses à Saint-Jean-du-Bois d’Aurillac ; ils ont fondé le couvent des Bénédictins de Vic[sur-Cère] [2]. Le membre de cette maison le plus anciennement connu est :

- Aymeric de Pestels, chevalier, qui épousa Hélis de Merle et testa en 1225 [3]. C’est probablement, par ce mariage que les Pestels entrent à Merle.

- Guy de Pestels, chevalier, fils des précédents, « se qualifie, en 1227 de seigneur de Merle « du chef de sa mère » ajoute une généalogie de sa maison. Il transigea le 6 des ides de septembre 1270, avec Rigaud de Carbonnières « pour raison des maisons supérieures du château, tour et montagne de Pestels, vulgairement appelée Ganiac, situés à Merle. Le château du Rieu est dit la Maison neuve de Pestel dans le bail (du même jour) par lequel un Pes­tels (Guy) reconnaît devoir l’hommage au seigneur de Merle [4]. L

- Aymeric II, fils du précédent, rendit hommage à l’abbé de Beaulieu pour certaines de ses possessions du Limousin, le samedi fête des Innocents 1321. Aymeric de P. acquit, après 1342, de Bertrand Vigier et de Bertrand de Vigouroux, et, par héritage, de Philppie de Vigouroux, veuve de Hugues de Serinhac, leurs droits sur la baronie de Branzac, puis de Bertrand de la Tour et de Guy, son fils, la viguerie moyennant 300 florins dor. Le 17 février 1357, Aymeric de P., seigneur de Merle et de Branxac, par ses fondés de pouvoirs Guy de Pestels, chanoine, et Pierre de Besse de Bellefage, acquit de magnifique et puissant seigneur Arnault, vicomte de Villemur, en assiette de rente montant à 163 livres, la moitié du château et de la châtellenie de Salers et de son territoire, district, mandement et ressort, une certaine part des lieux de Fontanges, de Salers et de Saint-Martin-Valmereau, la moitié d’une tour du château de Salers, une certaine part de la tour de la Roche au château de Fontanges. Le vendeur se réserve les hommages des seigneurs de Claviers et de Beauclair. Par un autre acte du 1er mars 1357 (1358), Aymeric de P. nomme, pour faire l’assiette de la rente ci- dessus, Foulque de Merle, .Guy de Dompno (Dognon), Guy de Pleaux, Pierre de Veyrac, Thomas Boffeti, Guillaume de Vigouroux, damoiseaux, et Jean Veyssa prêtre. On croit qu’il eut pour femme Guine de Pestels, sa. parente [5]. Il laissa :

- Aymeric de Pestels, troisième du nom. Le vendredi fête de saint Georges 1339, sa mère transigea pour lui encore enfant, avec Jean de Saint-Martial, son frère. Le 13 novembre 1365, il fut témoin d’un accord passé à Merle, entre Pierre de Merle, Bertrand de Veyrac et Folc de Merle pour certaines servitudes des châteaux de la famille de Merle. Il avait épousé Flore de Besse de Bellefaye, nièce du pape Clément VI, dont il eut : 1° Guy, son héritier ; 2° Jean, archidiacre de Gironde ; 3° Guine, mariée avec Guy IV, baron de Salers [6].

- Guy II de Pestels, seigneur de Malbec et de Laners, au comtat d’Avignon, de Pestels, de Salers, de Merle, de Branzac et autres lieux en Auvergne et en Limousin. En 1371, le-château et la tour de Pestels ont été pris par les Anglais. Par cette prise, Guy a perdu tous les titres de sa maison, fait attesté par les lettres royaulx qu’il a obtenus la même année. Le 3 janvier Jean de Carbonnières, « tant pour lui que pour Guy de Pestels, chevalier, seigneur de Salers et de Merle, fait contrat avec les autres seigneurs de Merle pour la deslivrance du château et tour de Pestel, situé au lieu de Merle. » [7] Guy de P. épousa Alix de Fontanges. Il testa en 1410, laissant : 1° Guy III ; 2°’Marguerite, qui fut mariée à Pierre-Antoine, vicomte de Lautrec [8].

- « Guy III de Pestels, chevalier, seigneur des mêmes lieux, fut chancelier et chambellan de Charles d’Artois, comte d’Eu, connétable de France et de Marie de.Berry... Il avait épousé Annette d’Apchon....Elle se remaria au mois de juin 1439, à Bertrand de la Tour.... Elle avait eu de son premier mari : 1° Guy IV, qui continua la lignée aînée ; 2° Antoine de Pestels, homme d’armes qui fut blessé à la rencontre de Montlhéry en 1464, et tige ..d’une branche de Normandie ; 3° Guillaume, dont le sort est ignoré ; 4° Marguerite, alias Catherine de Pestels, mariée à Antoine de Bressolles, en Bourbonnais.. » [9]

- Guy IV de P., chevalier seigneur de Pestels, de Merle, de Branzac, coseigneur de Fontanges, de Tourneniire et de Salers, transigea le 9 mars 1442 avec les frères mineurs d’Avignon. De concert avec Guy de Beauclair, comme lui. coseigneur de Fontanges, il obtint, le 14 juin 1459, en-considération de leurs services contre les Anglais, la concession des trois foires qui se tiennent encore aujourd’hui à Fontanges les 15 mai, 5septembre et 20 octobre [10]. Le 17 mai 1459, à Merle, Guy de P. reçoit d’Antoine Vaur, du village de Vaur, paroisse de St-Geniez, la reconnaissance du mas de Vaur et de ses dépendances, confrontant avec le pré de la Vinha dudit seigneur, d’un côté, et avec un autre pré dudit reconnaissant appelé aussi de là Vinha, terrain entre deux, et avec terre de Jean Cafoulein, et avec les fraux de Merle, sous la rente de deux setjers de froment et de 9 sols, 6 deniers tournois. — Portai, notaire. Par une autre reconnaissance sans date, il est dû, sur le village de Vaur, 14 sols d’argent et huit setiers et demi de seigle. Il fut marié à Blanche d’Apchier le 15 avril 1448, dont il eut : 1° Rigaud ; 2° Louis : 3° Marguerite, mariée à Jacques de Gain-de-Linars, en Limousin ; 4° Françoise, mariée à Maximilien d’Aureille, seigneur de Villeneuve ; 5° Marie, femme de Jean deNogaret de Trelans [11].

- « Louis de Pestels, fils puîné de Guy IV et de Blanche d’Apchier, fut seigneur de Merle, de Rieu, de Saint-Geniez, de Saint-Bonnet et de Saint-Julien, l’un des cent gentilshommes de la maison du roi et capitaine du château de Nantes, épousa en Vivarais, le 9 mars 1495, Blanche de Baume.... de laquelle naquirent six enfants, savoir : 1° Rigaud, qui continua la lignée ; 2° Claude, religieux bénédictin à Figeac ; 3° Gabriel, dont la destinée n’est pas connue ; 4° et 5°Françoise et Jeanne , religieuses ; 6° Marguerite, mariée au seigneur d’Artes. » [12]

Il habitait régulièrement le château du Rieu où sa femme et lui testèrent en 1547 et 1522.

- « Rigaud de Pestels, seigneur de Merle, de Rieu, de Saint-Bonnet, de Saint-Julien et autres lieux, fut marié, par contrat du 15 janvier 1556, avec Catherine de Valon, fille de Pierre de Valon, seigneur de Tégra en Quercy et de Marguerite de Saint-Exupéry. Il en eut : Claude ... » [13]. Rigaud est sans doute le même que Raymond de Pestels, écuyer, seigneur du noble repaire du Rieu et coseigneur de Merle, qui approuve le 3 novembre 1557 l’acquisition d’une pièce de terre sise à Saint-Bonnet-le-Pauvre et perçoit les droits de lauds. — Acte passé au Rieu par Dumas, notaire.

-  » Claude de Pestels, chevalier, seigneur de Merle, de Rieu, de Saint-Bonnet, de Saint-Julien, lequel épousa en premières noces, le 22 octobre 1570, Hélène de Rilhac, fille de Jean, seigneur de Rilhac, de Nozières, de Saint-Martin- Valmeroux et autres lieux, et de dame Magne.

On a vu plus haut le massacre que firent de son temps, au château du Rieu, les Huguenots d’Argentat.

1570
Coup de main par les Huguenots d’Argentat sur le château du Rieu, paroisse de St-Bonnet le Pauvre, fief des Pesteils, co-seigneur de Merle. Le château est enlevé nuitamment. Les habitants sont tous égorgés à l’exception de la dame du lieu Hélène de Reilhac, épouse de Claude de Pesteils qui était enceinte. Du nombre des victimes furent deux frères de M. de Pesteils. officiers du régiment de Rambures.

(Chanoine Poulbrière, Dict, des paroisses du diocèse de Tulle).

Devenu veuf de cette première femme, Claude de Pestels se remaria avec Vidale de Tournemire, morte sans enfants. Il avait eu du premier lit : 1° Jean de Pestels, qui forma le degré suivant ; 2° Rigaud de Pestels, sans postérité ; 3° Jacques de Pestels, tige de la. branche du Monteil, rapportée plus bas ; 4° Jean-Claude de Pestels, auteur de la branche de la Chapelle (aux Plas, Argentat) ; 5° Rose de Pestels, mariée à Robert de Tournemire, seigneur de Bezaudun ; 6° Gabrielle de Pestels, alliée, le 18 mai 1588, avec Jean de Combarel, seigneur du Gibanel [14]. » Claude P. vivait encore en 1608. Le 22 juillet, il afferme à Antoine et Pierre Longour, le domaine de Saignes au village de Luc, paroisse de Mercœur.—Jean Riouzal notaire à Sexcles.

-  » Jean de Pestels, chevalier, seigneur de Merle, de Rieu, de Saint-Bonnet et autres lieux, gentilhomme de la chambre du roi par lettres du 29 avril 1610, rendit hom1mage au roi, le 16 janvier 1610 à cause de sa maison noble et seigneurie de Rieu. ; testa le 17 mars 1636, et mourut au château de Tournemire, le 29 mars 1641. Il avait épousé le 2 ou le 20 février 1600, Marguerite de la Roque, veuve de Jean de Robert-Lignerac, seigneur de Marze, laquelle était fille de François de la Roque et de Gabrielle de Tournemire. Ces époux laissèrent onze enfants ci-après désignés : 1° Claude de Pestels, qui forma le degré suivant ; 2° Jacques de Pestels, auteur de la branche de Vialore ; 3° Jean-Claude de Pestels, tué à la bataille de Rocroi, le 19 mai 1643 ; 4° Claude de Pestels, seigneur de Pompignac, capitaine au régiment de Rambures, tué à Rocroi ; 5° Robert de Pestels, ecclésiastique ; 6° François de Pestels, capitaine au régiment de Rambures, marié avec Françoise Bardet, dame de la Vaissière, au nom de laquelle il rendit hommage au roi en 1669. Il demeurait à Scorailles lorsqu’il fut maintenu noble en 1666 ; 7° Marguerite de Pestels, mariée au seigneur de Perlé (de la maison de Pralat, ou de celle de Bariac) ; 8° GabrielJe de Pestels, alliée, en 1634, à Michel d’Anjony, seigneur du lieu ; 9° Rose de Pestels, qui épousa, le 27 septembre 1638, Louis de Vigier, seigneur de Brades ; 10° et 11° Anne et Françoise de Pestels, religieuses à Sainte-Claire d’Aurillac [15]. » Il testa le 17. mars 1636. Il veut être enseveli dans l’église de St-Bonnet- le-Pauvre, aux tombeaux de ses prédécesseurs et que les prêtres de St-Bonnet, de St-Geniez et de Sexcles soient appelés à ses funérailles. A charge de dire chaque année trois messes « l’une à l’honneur de monsieur Saint-Jean-Baptiste à tel jour que son corps sera dessédé, une à l’honneur de Notre-Dame et l’autre du Saint-Esprit », il lègue aux Recollets d"Argentat, six vingt livres, et aux prêtres de Saint … cinquante livres. Après divers legs à ses enfants, il donne à Jean Cassam, son « valet domestique cent cinquante livres et fait Claude, son fils aîné héritier [16]. ,

Dans l’église de Saint-Bonnet-le-Pauvre, dont les seigneurs de l’hospice de Merle étaient patrons et où l’on chantait leur anniversaire à la Magdeleine, il y avait des ossements de saint Bonnet et de saint Roçh.

- « Claude de Pestels, coseigneur de Tournemire et autres lieux, épousa, en 1650, Gabrielle d’Anjony, fille de Louis, seigneur d’Anjony et de Phihppie de Robert-Lignerac. Il fut maintenu dans sa noblesse en 1666 et rendit hommage au roi en 1669. Ses enfants furent : 1° Marie de Pestels, mariée le 24 février 1664 à Aimé de Caissac, seigneur de Sédaiges ; 2Ü Françoise de Pestels, épouse de Jean de Caissac, seigneur de Chabanes ou Cabanes, frère du précédent ; 3° Gabrielle de Pestels, religieuse à Aurillac [17]. » Il y a divers actes du même Claude de 1657 à 1676 [18]. Avec lui, le nom de Pestels disparaît de Merle et du Rieu. Les de Caissac lui succèdent.

Armoiries de Pestels
D’argent à bande de gueules accompagnée de six franchis de même.

M. le Dr P. Meilhac a observé dans la chapelle de gauche de l’église de Saint-Bonnet, lieu de sépulture des Pestels, une clé de voûte aux armes de cette famille, mais ayant deux bandes alézées : L’addition d’une bande faite au blason primitif est une brisure qui distinguait la branche établie au Rieu.

Famille De Caissac

On trouve, à une date indéterminée, la famille de Caissac établie au château de Belbex, fief qu’elle tenait de l’abbaye d’Aurillac. En 1442, Guillaume de Caissac acquit de Pierre de Sedaiges le château et la seigneurie de ce nom. Bayard de Caissac fut gentilhomme du roi et de Marguerite, reine de France, durant son séjour à Carlat [19].

Les de Caissac ou Queyssac, dit Bouillet, furent seigneurs « de Sedages, de Relhac, de Requiran, de La Ro­que-Vieille, de Tournemire, de Chaslier, de Charlus et de Murat-Larabe. Audigier dit cette famille originaire du Limousin ; en tous cas, elle est connue depuis le quinzième siècle en Auvergne. »

- Jean de Caissac, écuyer, seigneur de Cabanes, ayant épousé Francoise de Pestels, fille et héritière de Claude de Pestels, seigneur du Rieu, de Merle, de Saint-Bonnet-le-Pauvre, de Saint-Geniez et autres lieux, joignant à sa seigneurie celles de sa femme. Le 30 mai 1678, comme maître des biens dotaux de Marie-Françoise de Pestels, dame seigneuresse desdits lieux, sa consorte, il concède un bail emphitéotique. — Jean Pane, notaire royal de Merle [20]. Le 31 juillet 1682, Jean de Caissac, avec les mêmes qualifications, afferme à Jacques Tiple, de Merle, les dîmes du seigle et avoine lui appartenant sur St-Geniez, les villages de Vaur, la Borie, Rouzeyrol, Lou Cros, Lou Peuch et dépendances dudit lieu, et villages, et le quart de ]a dîme qui lui appartient sur les fraux de Merle, pour quatre années, moyennant 200 livres annuellement, plus 16 quartes de seigle dues au curé de Saint-Geniez [21]. « 1688. Aveu et dénombrement du fief noble du Rieu par dame Marie-Françoise de Pestels, dame du Rieu et Saint-Geniez, en partie de Merle et Saint-Bonnet, veuve dé messire Jean de Caissac, écuyer, sieur de Cabanes.’ » [22] Ledit Jean eut pour héritier Claude, son fils ;

- Claude de Pestels de Caissac, seigneur de Saint-Geniez, du Rieu, fils de Jean de Caissac, habitant au château du Rieu, donne à bail emphitéotique diverses pièces de terre à Jeanne Albepost, veuve de Jacques Soulier, de Saint-Bonnet, le 16 août 1693. — Jean Pane, notaire royal [23],

- Jean-Joseph de Caissac, chevalier (présumé fils de Jean) seigneur de Saint Bonnet, Saint-Geniez, coseigneur de Merle, habitant en son château du Rieu, transige avec M. de Noailles, duc d’Ayen, baron de Carbonnières, seigneur de Merle, de Malesse, au sujet des censives du lieu Saint-Bonnet. — Acte passé au château du Rieu le 26 septembre 1738, Secondat, notaire royal [24]. Il y a des reconnaissances de 1726 et 1733 faites au même Jean-Joseph de Caissac.

1815, Juillet et Août. Le maréchal Ney, les généraux Excelmans et Lefebvre-Desnoëttes, compris dans l’ordonnance royale de proscription du 24 juillet, errèrent d’asile en asile en Corrèze, sur les bords de la Dordogne et de la Cère, cherchant les moyens de sortir de France. Lefebvre fut reçu à Cavaroque près La Roquebrou, par M. Rivière, chef d’escadron en retraite, ancien aide-de-camp de Lannes, qui, ne le trouvant pas en sûreté chez lui, le fît conduire au château du Rieu, chez M. de Meilhac-Delvert, son beau-père, où ce général demeura caché trois jours dans une salle basse au niveau des caves. Les fugitifs, on le pense bien, marchaient sous des déguisements. Plusieurs années après, le bruit s’accrédita qu’un général avait trouvé asile au Rieu : et l’imagination populaire eut vite fait de voir en ce général l’infortuné maréchal. Cette fausse tradition persiste encore.
Je m’en étais fait l’écho dans la précédente édition du présent travail. Postérieurement, des affirmations émanées du château du Rieu même, m’ont permis de rétablir la vérité.
— Voir : Examen de la légende du Maréchal Ney dans la Corrèze, Bull, de la Soc. des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, année 1896, p. 497.


Armoiries de Caissac
D’argent, au chevron d’azur, accompagné en chef de deux étoiles de même, et en pointe, d’un lion aussi d’azur, lampassé et armé de gueules. ,

Famille Meallet de Fargues

« André de Meallet de Fargues, autre gentilhomme auvergnat, comme neveu du dernier seigneur de la maison de Caissac, reçut l’héritage entier et le laissa tomber de façon inconnue dans celle de Meilhac qui se qualifiait seigneuresse du Rieu à la veille de la Révolution.

Le château du Rieux pendant la Révolution

Ce sujet reste à explorer. S’il y a, aux Archives Départementales de la Corrèze, des documents sur son histoire pendant cette période, ils donneront lieu à une ou plusieurs pages sur ce site. A suivre...

Succession des familles de Meilhac puis Meilhac-Delvert, puis Laborie

La famille de Meilhac l’a gardée et c’est sa dernière descendante, Cécile de Meilhac del Vert, veuve Laborie, qui le possédait encore en 1902 « et qui en faisait bénir les bienfaisantes traditions. » [25]

1899 - Annuaire des châteaux et des départements - BNF Gallica

[1On trouve ce nom orthographié diversement : Pestilho (latin) Pestel. Pestels, Pestelh, Pesteil, Pesteils,

[2Dict. stat, du Cantal,. Çà et là.

[3Bouillet et Dict. stat. du Cantal.

[4Abbé Poulbrière. Dict. des paroisses du dioc. de Tulle.

[5Bouillet et Dict. stat. du Cantal.

[6Bouillet et pièce déjà citée,

[7Abbé Poulbrière. — Dict. des paroisses.

[8Bouillet.

[9Bouillet.

[10Dict. stat, du Cantal.

[11Bouillet.

[12Bouillet.

[13Bouillet. Ce Claude doit être « Glaude de Pestels, fils à noble Reynaud de. Pestels, seigneur du Rieu, coseigneur de St-Geniez-ô-Merle » qui investit « Valrivière pour les Tynes (tines, cuves) du roc de Gur GibaJ (Goure-Girbal) les faits del Sartre et de la Coste-courte et le decoran (?) du Moli bas de Merle. » Un Glaude de P., curé de St-Geniès-ô-Merle, achète, en 1512, la maison, le jardin et la grange qui sont le presbytère de St-Bonnet-le-Pauvre. — Note de P. Meilhac.

[14Bouillet. — Claude de P. aurait eu une autre fille, Camille, mariée à Anne de Montclar, fils d’Henri de Noailles et de Germaine d’Espagne, née en 1591. — Note de P. Meilhac.

[15Bouillet,

[16Copie du testament, coll. de l’auteur.

[17Bouillet.

[18Archives de la Corrèze,

[19Dict, stat, du Cantal,

[20Copie, coll. de l’auteur.

[21Pièce de la collection de l’auteur.

[22Inventaire des archives du département de la Corrèze.

[23Pièce de la coll. de l’auteur

[24Expédition, coll. de l’auteur.

[25Abbé Poulbrière. Dict. des paroisses.

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