SNCF : une sale grève, une grève sale

Depuis des semaines, les usagers de la SNCF sont victimes d’une grève menée par une toute petite partie du personnel de l’entreprise. Pourquoi une telle grève ? Pourquoi des syndicats aussi déterminés, malgré une opinion publique exaspérée, et malgré un choix stratégique validé par une large majorité parlementaire élue démocratiquement par les français ?

  • Défense du service public ?
  • Maintien d’un statut qui date de 74 ans ?
  • Défense des usagers ?
  • Contestation des arbitrages de l’entreprise entre « tout TGV » et desserte locale ?

Non, je suis persuadé que le vrai motif de cette grève est ailleurs.

La privatisation de la SNCF, c’est avant tout, pour les syndicats, et la CGT en particulier, la disparition, à terme, d’une manne financière très importante, provenant des dotations de la SNCF au Comité d’Entreprise.

Le Comité d’Entreprise de la SNCF reçoit chaque année une subvention de près de 100 millions d’euros. Il est un des 5 plus riches de France, avec ceux d’EDF-GDF, de la RATP, d’Air France et d’Eurocopter.

Cette somme, provenant directement de la poche des usagers, est utilisée pour faire vivre les œuvres sociales de la SNCF, acheter et entretenir de l’immobilier, rémunérer des salariés, et financer les syndicats.

La gestion du Comité d’Entreprise est particulièrement opaque à la SNCF, et elle a donné lieu à plusieurs actions judiciaires peu médiatisées. La corruption y est largement présente.

Avec la privatisation de la SNCF, cette manne va se tarir partiellement : une vraie catastrophe pour les syndicats, la CGT en particulier, largement majoritaire au sein du Comité d’Entreprise, et qui n’entend pas voir disparaître cette source de financement.

Une sale grève, une grève sale…

Pour en savoir plus sur ce sujet, voir :

Les migrants font-ils du « benchmarking » ?

C’est une question qui a beaucoup agité les médias et les râleurs professionnels dans les premiers jours de juin 2018.

J’ai voulu savoir si les migrants pratiquaient réellement le « benchmarking » dont parle notre ministre de l’intérieur, et j’ai trouvé une réponse stupéfiante.

1 – Suisse – 2 – Etats-Unis – 3 – Royaume uni – 4 – Allemagne – 5 – Belgique – 6 – Espagne – 7 – Canada.

Collomb a raison : les migrants abusent du « benchmarking » pour choisir leur pays de destination. Le Bengladesh n’est même pas dans le top 13.
Mais que fait donc le gouvernement ?